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mardi 8 mai 2012

(suite de cette journée de tous les contrastes qui a démarré dans Death Valley...)

Un détour par le Golden Canyon où la température nous dissuade bientôt de nous engager plus profondément (mais une lumière superbe, il porte bien son nom), 



un peu d'ombre !



un stop aux mines de borax, en plein cagnard (impossible de rester trop longtemps au soleil à présent), 







un petit arrêt aux dunes Mosquitos en partant, beaucoup de monde (un car entier d’italiens !) et une chaleur écrasante… c’en est assez pour nous. 


Il est 11h, il fait maintenant 106°F (41°C). Bon courage pour les voitures qui arrivent seulement !

Bye-bye Death Valley !
Après les 2 montagnes de 4000 pieds à repasser, on arrive au pied de la Sierra Nevada à nouveau, pays bien plus accueillant. Majestueuses vues sur les sommets encore un peu enneigés, dont le Mont Whitney, plus haut sommet du pays.




Route sans encombre. On s’arrête à Lone Pine pour déjeuner de tacos chez Bonanza’s Family restaurant. Puis, je consulte ma liste de hot springs et constate qu’il en a une pas très loin : nous trouvons Keough Hot Springs à 1 mile de la route scénique 395. Un vrai moment de grâce, et une découverte. Pas trop de monde, quelques bassins en cuvette, nous en prenons un pour nous 2 et nous plongeons nus et heureux dans l’eau tiède. Mmmmm… que c’est bon après le désert brûlant !
notre première "hot spring" américaine !
l'eau n'est pas très chaude, et ça fait du bien !
Ensuite, étape au Mono Lake rive sud, où l’on découvre les concrétions incroyables, vestiges d’anciennes sources sous-marines. 
Mono Lake




















Je ne résiste évidemment pas au plaisir de me baigner un peu dans un recoin isolé. L’eau est douce et bonne, pas trop fraîche, mais en sortant, je trouve ma peau très salée : des taches apparaissent comme si c’était la mer ! En fait, l’eau du lac Mono est 2 fois plus salée que l’océan… ça fait des rosaces sur la peau en séchant, et ça tire un peu. Au bord de l’eau, des milliards de mouches forment des nuages noirs que déplacent les mouettes en picorant. C’est féérique et vaguement inquiétant.





baignade dans le Mono Lake...


depuis la route d'accès
Arrivée au motel et repos. Demain : Yosemite !
Juste encore un détail : les paysages ont complètement changé en route, et après le désert, on est monté à 7000 pieds (2100 m) pour se retrouver dans une lande irlandaise, et finalement une espèce de paysage montagneux sympa. Quels contrastes depuis la vallée de la Mort ce matin !
la route vers Lee Vining

Mardi 9 août, 19h00. Murphey’s Lodging, Lee Vining

Un aller-retour au fond de Death Valley au programme... (A-->B-->C)


L’anecdote d’hier matin est déjà si loin ! Quel programme ! Le reste de la route jusqu’à Death Valley (enfin, jusqu’à Panamint Springs, juste avant) était facile en comparaison, mais longuet. La route 395 scénique est superbe. Le passage d’une première montagne nous amène à Panamint Springs, un improbable groupement de bungalows en bois à côté d’une station service vendant l’essence à 5.68 $ le gallon, soit 2 $ de plus qu’ailleurs !!! (on en a acheté à 3.64 $). La température est à peu près celle d’un four, avec chaleur tournante, s’il vous plaît. Le vent dessèche immédiatement la peau, les lèvres et les yeux. On est déçus, on espérait un motel avec piscine, on n’a qu’un petit cabanon sans grand intérêt, et avec la clim centralisée pour que les clients ne puissent pas la couper eux-même ! On se douche, on se repose, on fait le programme. OK. On n’a que très peu de temps sur place (c’est fait exprès), donc il faut rentabiliser. 
sur la route de Death Valley


la station service la plus chère de l'ouest !
Le "Panamint Springs Resort" !


On décide de partir pour Stovepipe Wells le soir même, histoire de voir le Mosaic canyon et les dunes Mosquitos. Un seul souci : les 30 miles de route sont horribles ! Il faut le savoir. Ce n’est indiqué nulle part… Il faut d’abord traverser une vallée, interminable ligne droite de 10 miles. OK.
la première vallée... interminable
Puis, on monte à 4000 pieds (1200m) par une route en lacets qui fait chauffer le moteur (il fait 106°F à 18h30). Puis, les 10 derniers miles sont une descente à 9% pour retomber au niveau de la mer, qui fait chauffer les freins. Un bonheur, après déjà les 7h de route éprouvantes derrière nous ! Bref, on grimpe la piste du canyon Mosaic et l’on découvre ses parois de marbre poli et ses incrustations de pierres qu’on dirait artificielles. La lumière du soir est superbe. La chaleur accablante. Comme il n’y a que très peu de monde, j’en profite pour me mettre nu et faire quelques photo souvenir pour l’album spécial. Hé hé !

le Mosaic Canyon 



En redescendant, on assiste au coucher du soleil sur les dunes en contrebas. Du coup, on rentre direct. Soirée sympa en terrasse de notre motel avec vin californien « organic » et bonnes salades.



Mosquitos Sand Dunes au soleil couchant
Le lendemain, réveil comme prévu à 6h15 pour repartir dans l’enfer. Le soleil vient juste de pointer le nez au dessus des montagnes, la température est acceptable, 86°F (30°C, 6h du mat…). 30 miles jusqu’à Stovepipe Wells, on file direct à Furnace Creek, on continue et on arrive à Zabriskie Point. Une zone de badlands : du désert. Magnifique. Austère. Aride. Tourmenté, coloré, invivable et inhumain. Déjà pas mal de monde (une dizaine de personnes), il est 7h30 ! 


Zabriskie Point - 7h du mat'


(petite vidéo panoramique de Zabriskie Point à 7h du mat)

En remontant, nous prenons l’embranchement pour aller à Badwaters, le point le plus bas d’Amérique. -86m, -282 pieds sous le niveau de la mer. En fait, c’est une énorme mer de sel blanche au soleil à perte de vue. Une portion est accessible à pied, ce qui nous donne l’occasion de superbes photos « Liberté de la fesse », et tant pis pour ceux qui regardent depuis le parking : ils sont loin !


passage au niveau de la mer

mer de sel

le petit panneau indique le "niveau de la mer" !


 
le sel de Badwater Basin







le point le plus bas de l'Amérique : -86 m




Ca n'empêche pas de "libérer la fesse" !



Puis, nous prenons la route d’Artist’s Drive. Là encore, paysages d’une beauté inhumaine, mais d’une sauvagerie terrible. La température grimpe doucement. Il est 9h, il fait 96°F (36.5°C). 
la "palette de l'artiste"  


pas un brin d'herbe à perte de vue...

 Bon, ça s'appelle pas "route de l'artiste" pour rien ;-)


couleurs... 

Encore quelques détours et nous faisons halte à Furnace Creek pour petit-déjeuner ! Il est 10h, il fait 101°F (38.3°C). Presque déjà insupportable. 


Petit café à l'ombre... (à droite)
Furnace Creek ranch 
On repart vers la sortie, en nage, en se disant qu’on ne mettra plus jamais les pieds ici : c’est peut-être beau, mais c’est d’accès vraiment difficile et bien trop hostile pour nous. En sortant de Furnace Creek, je m’arrête pour faire un demi-plein histoire de ne pas tomber en rade dans le désert (l’expérience de la veille nous a vaccinés), on sympathise avec la voiture d’à côté, des français en vadrouille en famille, 6000km en 3 semaines… En parlant, on voit soudain une voiture s’arrêter au milieu de la route derrière nous : 2 coyotes sont sur le talus sous les buissons, tout le monde stoppe n’importe où pour faire des photos ! Résultat pour nous : impossible d’en faire une, les voitures sont devant… 

(à suivre...)